Des perles rares ces autoréférents. Ce ne sont pas des heures. Ce sont de chiffres. Ils se sont glissés subrepticement au milieu de la foule des 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6 ,7 ,8 ,9.

Regardez les bien jouer entre eux. Seules quatre heures leur permettent de se retrouver.

Oubliez le zéro qui s'impose pour équilibrer la balance autour des points clignotants.

4 heures, pas plus.






Vous les avez reconnus ? Ce sont le 4, le 5 et le 6.

Mais pourquoi autoréférents ? Que peut-on en dire ?

Pourquoi "autoréférents" ? Tout simplement parce qu'ils sont composés d'autant de segments que leur valeur : quatre segments pour le 4, cinq segments pour le 5 et six pour le 6.

Que peut-on en dire ? Quel est leur caractère ? Tout d'abord, ce sont des matinaux puisqu'ils sont tous debout avant 7h. Ce sont également des autonomes. Ils se suffisent à eux mêmes. Pas besoin d'attendre une heure particulière pour être autoréférent. On l'est ou on ne l'est pas. Un point c'est tout.

Et regardez-les, alignés face à vous, entourés des autres chiffres. Si l'on ne tient pas compte du pauvre zéro (le serviteur indispensable), nos trois compères se dressent ostensiblement au milieu de la Scène. 1 ,2 ,3 à leur droite. 7, 8, 9 à leur gauche. Une sorte de trinité... On pourrait presque les représenter tous les neuf attablés...

Et pourquoi leurs quatre réunions quotidiennes sont-elles si matinales? Ont-ils des secrets à protéger? Ne dressent-ils pas un machiavélique plan de bataille pour le reste de la journée ?

En fin de compte, ces autoréférents ne seraient-ils pas les maîtres du monde?

Merci à François Beaufeïst qui m'a mis la puce à l'oreille (au passage, quelqu'un a-t-il déjà vraiment eu une puce à l'oreille en dehors de celle de son mobile?) sur cette confrérie.



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